Cyberdissidence tunisienne : le coeur y sera toujours !


Sans revenir sur les bienfaits et les limites de la cyberdissidence tunisienne, il est à signaler que celle-ci a connu un fléchissement de son activité depuis quelques mois. Après avoir vécu une excellente période d’effervescence, la voilà maintenant plutôt passive ! J’estime que revenir sur le pourquoi de la chose n’est pas tellement nécessaire étant donné que cela ne sert plus à rien.

Le mot qui revenait le plus chez plusieurs cyberdissidents tunisiens connus plutôt par leur participation active est que « le coeur n’y est plus », moi-même je l’ai dit et surtout ressenti. Certes, après avoir eu des attentes, peut-être, trop ambitieuses envers le Mouvement du 18 octobre, la campange « la liberté d’expression en deuil » lors du SMSI, la manifestation en ligne www.yezzi.org, pour ne citer que ceux-là, on s’est retrouvés devant un vide total et il nous était difficile de remonter la pente.

Je crois que l’heure n’est pas à faire des bilans ni à blâmer celui-ci et celle-là, mais l’heure est à raviver cette flamme qui nous a tous, à un moment ou à un autre, donné de l’espoir et nous a permis de construire ensemble, qu’on le veuille ou pas, des dialogues et débats très constructifs voire très passionnés, même si parfois ça laisse à désirer. Bref, tout cela a plus de bien que de mal : la participation et le dialogue des idées.

Sinon, que nous restera-t-il si nous ne continuons pas à faire des espaces dissidents tunisiens notre point de rencontre comme cela a toujours été. Notre mutisme ne servira jamais notre cause, cela fera certainement le bonheur des cyberflics que de nous voir nous taire.

Depuis quelque temps, je ne cesse de penser au forum de TUNeZINE, oui, je sais c’est trop personnel ! mais bon c’est « eddouda » (la passion / être mordu), comme on dit en bon tunisien.

Au plaisir de vour relire !

Mkarriz for ever

par mkarriz Posté dans Ma vie

Le plus long court moment


Relu et approuvé par moi-même 😮 [écrit le 22 mai 2006 sur mon ancien blog]

Le temps se figea, la vie s’arrêta, le monde se perdit, le rythme des secondes et des minutes se ralentit. Langoureux ses  battements de coeur rappelaient à peine la vie, la naissance d’un univers coïncé entre l’existance et l’anéantissement,et emplit la vasteté de l’espace profond. Un temps paisible, une brise marine lui donnant la chair de poule, la nuit éloilée qui perturbait le silence absolu, la tête vide, le bruit des vagues qui se déferlaient timidemement perçaient ce silence mortel.

Presqu’immobile, il ressentit son coeur soulever sa poitrine et le sang couler dans ses veines, il ne contrôlait plus ses gestes, il ne contrôlait plus ses paroles: son destin lui était entre les mains, mais, hélas, il ne contrôlait plus rien. Il se sentit vidé de toute puissance et il se vit guider par une force imperturbable. Déraisonné, il avança d’un pas hésitant, les lèvres tremblaient, le regard fixe et les yeux brillaient.  Renaître ? Mourrir ? Ceci est certes un moment de souffrance, de torture ainsi que de soulagement. Une seconde, une seule seconde de jouissance où il s’évada pour mourrir.

Il ferma les yeux, il pencha la tête un peu vers l’avant, et d’un geste fin, il s’approcha doucement et toucha des lèvres, les lèvres de celle qui ne l’eût jamais soupçonné.

MKarriz

7ram !!!


Bon voilà, hisoire de remettre la pâte dans les mains ou les mains dans la pâte, je replonge dans mon blog, et surtout ne pas laisser les « zoubliettes » s’en emparer 😉

Quand même, pour marquer le coup, un truc qui m’a saoûlé lors de mon passage en Tunisie cet été, c’est de voir que n’importe qui peut « y7arrem » (interdire, en terme de religion) ce que bon lui semble. Il faut avouer que ce n’est pas nouveau, mais ça n’a jamais été ainsi il y a à peine quelque années. Ça a pris une telle ampleur que je me demande sur l’état des libertés individuelles et de la tolérance dans quelque temps chez les gens !!!

Mkarriz :/