Ras-le-bol, les Tunisiens renouent avec la rue


 Tunis – L’avenue Habib Bourguiba a renoué avec la violence le soir du 5 août 2012. Malgré l’interdiction, les manifestants n’ont pas reculé face à la l’intervention violente des policiers. Les Tunisiens n’ont plus le choix que de manifester leur opposition aux politiques gouvernementales et aux attaques de plus en plus flagrantes contre les libertés individuelles. La révolution est encore une fois en cours!

Je démissionne du PDP – (Parti républicain – Tunisie)


Après quelques années de cyberactivisme, j’ai joint les rangs du Parti démocrate progressiste, et avec d’autres militants, la Fédération du PDP au Canada a vu le jour en 2005. Ainsi, je suis sorti de l’opposition virtuelle pour joindre un parti politique qui militait pour la liberté et la démocratie en Tunisie. Je croyais donc que pour élargir la base de contestation contre le régime Ben Ali et renverser la vapeur, il fallait intégrer les rangs de l’opposition véritable. Le PDP incarnait cette force en devenir et qui défendait bec et ongles les droits et libertés ainsi que tous les opprimés de tout bord en Tunisie. Le contexte était favorable après ma participation à la manifestation virtuelle « Yezzi Fock! », aux contestations entourant le SMSI, au Mouvement du 18 octobre, etc. Je croyais donc que c’était l’occasion rêvée de continuer à mettre la pression dans un cadre politique légal. Je croyais que c’était LE parti qui pourrait provoquer progressivement le changement en Tunisie  même s’il y avait un énorme travail à faire en son sein.

 

Depuis le début de la Révolution, les choses ont changé dans le parti. Même s’il y a de bonnes intentions, il reste que plusieurs éléments et personnes ont terni son image. Une révolte intérieure commença à me ronger et je passais, à chaque fois, très très proche de la démission. Je n’étais pas d’accord sur la façon de faire du parti notamment le financement, les sorties publiques de M. Chebbi où il a commis des erreurs impardonnables et qui vont participer à la défaite du parti durant les élections du 23 octobre 2011. Malgré mon respect à cet homme et à son parcours militant ainsi qu’à sa capacité de faire de bonnes lectures de la situation incertaine en Tunisie, il demeure de plus en plus un homme politique contesté à l’intérieur et à l’extérieur du parti surtout après s’être mis à la défense de certains politiciens associés de très près à Ben Ali.

 

Maintenant, ce parti est passé du parti militant acharné contre la dictature, du défenseur des droits et libertés et de démocratie au parti incarnant des valeurs plutôt bourgeoises, se défaisant ainsi de ses vrais militants et des vrais enjeux politiques de la Tunisie. Ce qui me désole encore plus c’était de voir M. Chebbi joindre et intervenir durant « l’Appel à la nation » de M. Caïd Essebssi et la foule de l’ex RCD qui emplissait les estrades. Encore pire, le dernier Congrès sur lequel tout le monde a travaillé et fait des bilans et des bilans après les élections a été une farce  bien orchestrée pour se défaire définitivement des militants indésirables du parti et qui ont tout donné, vraiment tout pour ce parti. Le bureau politique et toute autre instance du parti ne servait plus à rien, les décisions sont prises par un establishment quasi étranger au parti et les consultations du BP n’avaient plus aucune utilité.

 

Après les élections, il était évident pour moi que M. Chebbi doive laisser sa place à d’autres personnes pour diriger le parti tout en gardant une place dans son équipe. Hélas, les choses continuent à se détériorer, Madame Jribi, qui a tout mon respect, ne fait rien pour que cela change, ou en tout cas je n’ai rien vu de cela. J’ai l’impression que l’on refuse d’apprendre de ses propres erreurs.

Il me semble que faire de la politique saine, c’est d’abord bâtir un vrai programme qui reflète les valeurs que le parti a tant défendues et les préoccupations et besoins des Tunisiens et de la Tunisie. Je n’ai jamais vu de ma vie un parti qui a pour raison de vivre la destruction d’un autre parti, à moins qu’il veuille sa propre destruction.

 

Aujourd’hui, je considère que le Parti républicain n’a pas d’âme, il l’a vendue au plus offrant. Ce parti ne reflète pas du tout mes valeurs. Toutefois, j’encourage de tout cœur l’aile réformiste du PDP et lui souhaite bonne continuation. Quant à moi, j’ai atteint un point de non-retour avec ce parti et j’en démissionne amèrement. Je voudrais saluer toutes et tous les camarades et « compagnons de route », ce fut un plaisir énorme d’avoir travaillé avec vous pendant toutes ces années et m’excuse de ne pas vous en avoir parlé avant.

 

Fraj Brik

Tunisie 7 nov.: Fatma est libre; les autorités encaissent et reculent


Fatma Arabicca est libre aujourd’hui. Je suis très content pour elle et pour celles et ceux qui l’on soutenue. Mais, je suis encore plus triste de voir mon pays arriver à ce niveau de dégradation des droits et libertés.

Le 7 novembre 2009, à peine quelques jours après la farce électorale, le régime montre sa férocité envers les journalistes et toutes les plumes libres. Arrestations arbitraires, accusations fabriquées de toutes pièces, etc. On est habitué? Certainement! À qui le tour?

Cependant, après l’arrestation de Fatma, un raz de marée de protestation s’est créé. Oui un raz de marée pour le Tunisien dont la protestation est souvent timide. En l’espace de quelques heures seulement, au moment où on parle, le groupe de soutien sur Facebook Free Fatma Arabicca – الحرية لفاطمة آرابيكا affiche près de 1700 membres. C’est du jamais vu en Tunisie. Même les groupes qui se sont constitués pour d’autres journalistes et dissidents, et la manifestation en ligne Yezzi-Fock! n’ont pas atteint ce chiffre en si peu de temps, même si le contexte n’est pas le même. Le malheur de Fatma (pour ne citer que celle-ci), c’est également le malheur de tous les Tunisiens. Preuves à l’appui!

Les contrecoups de la répression et le raz le bol qui ne cesse de s’aggraver au fil des ans commencent à se faire sentir. On a beau essayer de de nous faire avaler des pilules des années durant mais, les Tunisiens semblent les refuser et les rejeter du revers de la main.

La libération, aujourd’hui, de Fatma est un pas en arrière du régime en place. Il encaisse! Peut-être que ça peut vous paraître farfelu, ou exagéré, mais non, pas du tout! Ce régime a duré longtemps, trop longtemps et on a le droit au changement démocratique, notre choix! En tout cas, la méfiance, le doute et la confusion sont palpables chez les Tunisiens. Regardez autour de vous, écoutez ce qui se dit, n’ai-je pas raison!? Des signes avant-coureurs de fin de règne dites-vous? Peut-être!

M.

!حرّة أنت يا فاطمه


free-arabicca4

جبناء انتم ام شبه رجال

لا تساوون قلم فاطمه

بل أنتم عصي ضعاف

تخافون أحرار البلاد

و أحرارها نساء

أقوى من القضبان


فاطمه ارابيكا … سجل ايها التاريخ


يوم وقع القبض على المرحوم زهير اليحياوي كان يوما تعيسا 4 جوان 2002، ارتكب جريمة حرية الراي و التعبير. 7 سنوات مرت منذ ذلك الوقت و لم يتغير في البلاد شيئا. اطلق سراح زهير، ثم فارق الحياة و ذهب في حال سبيله تاركا للطغات فقرهم ليتقاسموه. اليوم للمرة الألف يتم القبظ على الأحرار. من بينهم فاطمه ارابيكا (4 نوفمبر 2009) التي رفضت الركوع لتكون مرأة تونسية حرة و رأسها عال.

السابع من نوفمبر 2009
سجل ايها التاريخ
سجل رقم المغتصبين
للمرة الثانية والعشرين

م

Rester debout et ne jamais vendre son âme!


Free Fatma Arabicca
Free Mohamed Soudani
Free Taoufik Ben Brik
Free Zouhair Makhlouf

Une énième gifle pour les droits humains en Tunisie. Une énième atteinte aux libertés. Mais la Tunisie Libre triomphera, Hommes et Femmes, les vrai(e)s resteront debout malgré tout!

Où sont ceux qui prétendent la transparence et la justice pour tous en Tunisie? Où sont-ils-elles? Où sont ces vendus qui nous ont soûlés avec un discours pathétique sur la Tunisie exceptionnelle, l’unique, la démocratique, la respectueuse des droits, la meilleure des meilleurs? Pourquoi vous vous taisez maintenant? Pourquoi ne dénoncez-vous pas les dépassements du régime? Pourtant ils sont là!

Où sont ces soi-disant journalistes, ces êtres errants vides d’intellect, ces coquilles perdues au milieu de nulle part, sans idées, sans amour propre! Pourquoi n’êtes-vous pas ce que vous prétendez être?

Où sont ces soi-disant politiciens (ministres, gouverneurs, etc.) menés par le bout du nez comme des moutons béni-oui-oui? Pourquoi ne faites-vous pas un geste? Pourquoi n’êtes vous pas honnêtes avec vous-mêmes?

Où sont ces silhouettes en mauves brandissant leur ignorance et piétinant leur dignité d’êtres libres? Dites un mot juste au moins, reconnaissez l’existence des torts de vos maîtres!

Où sont ces soi-disant artistes qui se disent des Tunisiens et ont les têtes hautes, mais les culottes baissées!

Où sont ces grands-penseurs qui ont vendu leurs âmes pour devenir des disques rayés sans valeur. Répétez la vérité et dites-la haut et fort et vous serez écoutés, lâches que vous êtes!

Où sont ces corps sans âmes, ces fantômes violets, où sont-ils quand il s’agit de liberté, la vraie?

Où sont-ils quand il faut rester debout, d’exprimer leur patriotisme, le vrai? Où est votre dignité? Certes, vous n’en possédez aucune!

Allez, allez vous prostituez encore une fois, vendez encore votre âme à vos bourreaux, le 7 novembre est pour demain, Bande de lâches!

Vive la liberté!
Vive le Bassin minier!
Félicitations à ces hommes et femmes libres et libérés!
Liberté pour Fatma, Mohamed, Zouhair, Taoufik, et tous les autres!

: »يقول زهير اليحياوي التونسي متاع التونيزين الله يرحمو في نص « كلانا بوبي يا الخو !

أسمعوني مليح راني نحمل ونعدي مدة طويلة ونطفي في الضو (…) آما وراس بابا لا نرشفها لواحد كي يبدا شكون (…) لا نخاف لا من الموت ولا من الحبس واللي
عندو ريح يذري عشرة رئيسا وحكومة وشعبا وأشباه معارضين.

M.